Le guide ultime macom® de la chirurgie mammaire esthétique
Le guide ultime macom® de la chirurgie mammaire esthétique : Augmentation, Réduction, Implants et Remodelage mammaire. À quoi s'attendre après une augmentation, une réduction ou une mastectomie.
Le sein parfait
Il y a quelques années, j'ai décidé avec mon collègue Olivier Branford de déterminer s'il existait un idéal esthétique pour les seins. Depuis la publication de nos recherches initiales, nous avons mené une étude démographique approfondie pour connaître l'opinion du grand public sur la beauté mammaire. Notre article sur le sujet a récemment remporté le prix du « Meilleur article international » de l'American Society of Plastic Surgeons.
Nous avons produit une série d'images de seins illustrant différentes proportions et avons demandé au public, dans le cadre de la plus grande étude du genre, d'indiquer laquelle était la plus attrayante d'un point de vue esthétique. La réponse du public a confirmé notre hypothèse initiale sur la forme de sein considérée comme la plus séduisante et a délivré un message fort : il existe une universalité de la beauté.
Peu importe votre sexe, votre âge, votre origine culturelle ou sociale ; globalement, environ 85 % de la population a choisi la même forme de sein. Cette proportion présente un ratio de 45:55, avec une partie inférieure légèrement plus pleine sous la ligne du mamelon, une courbe convexe serrée vers le pôle inférieur, le mamelon pointant légèrement vers le haut et la pente supérieure du sein droite ou légèrement concave. Cela dément l'idée reçue selon laquelle les hommes et les femmes apprécient des choses différentes en matière de poitrine.
Les résultats de nos recherches nous ont incités à produire un guide chirurgical sur la manière de créer ces proportions. Grâce à une planification bio-dimensionnelle, c'est l'anatomie propre de la patiente qui détermine la technique chirurgicale nécessaire et, dans le cas d'une augmentation, l'implant et son positionnement.
L'objectif d'une mastopexie ou d'une réduction mammaire n'est pas différent, bien que cela puisse être plus complexe pour le chirurgien plasticien. Son but doit toujours être de créer ces mêmes proportions en adaptant sa technique à l'anatomie individuelle de la patiente. Il y a plus d'art que de science dans le travail du chirurgien plasticien, et l'objectif final doit toujours être de créer des seins magnifiquement naturels.
M. Patrick Mallucci
Sommaire
L'heure de la décision
La planification et la recherche sont vitales. Avant de prendre la décision majeure de subir une intervention, voici ce qu'il faut considérer :
- Recherche
- Consultation
- Compréhension des risques et consentement valide
- Finances
- Implants et garanties
- Le compte à rebours
Arrêt du tabac, gestion de la douleur, commande de votre vêtement de compression : voici comment vous préparer à l'opération.
Le grand jour
Ne stressez pas ; nous détaillons ce qui se passe le jour de l'intervention pour que vous soyez parfaitement préparée.
Votre sac de nuit
Ce que vous devez apporter le jour de votre opération.
La première semaine environ
Que dois-je avoir à la maison ? Vais-je souffrir ? Pourquoi ai-je le moral à zéro ? Nous répondons à vos questions pour les premiers jours.
En route
La guérison après une chirurgie mammaire esthétique peut prendre des mois. Voici à quoi vous attendre durant votre convalescence.
L'entretien est la clé
Vous adorez votre nouvelle poitrine, alors comment en prendre soin ? Voici nos conseils pour maintenir vos résultats sur le long terme.
Sites web utiles à consulter
Recherche
Le succès de votre chirurgie mammaire esthétique repose sur trois éléments cruciaux : la bonne procédure, réalisée par le bon praticien, pour la bonne patiente.
Procédure
Il est essentiel de bien identifier ce qui vous gêne et de rechercher les options de procédures possibles avant vos consultations initiales. Il existe trois types principaux de chirurgie mammaire :
- Augmentation mammaire (ou plastie d'augmentation) : L'intervention la plus populaire au Royaume-Uni. Elle s'adresse aux femmes jeunes souhaitant une poitrine plus généreuse ou aux femmes plus mûres voulant restaurer des courbes disparues. Les seins sont galbés par l'insertion d'un implant (sous ou sur le muscle) ou par transfert de graisse (lipofilling mammaire), souvent appelé « augmentation naturelle ».
- Remodelage ou lifting mammaire (mastopexie) : Avec la gravité, la grossesse ou les variations de poids, la peau se relâche. Le chirurgien remonte et remodèle le sein pour lui donner un aspect plus ferme et plus jeune, en repositionnant souvent le mamelon.
- Réduction mammaire (plastie de réduction) : Une poitrine trop volumineuse peut causer des douleurs au dos et au cou, des irritations cutanées ou une gêne psychologique. Le chirurgien réduit le volume de tissu mammaire et retire l'excès de peau et de graisse.
Praticien
Le choix du praticien est primordial. Internet est une ressource immense mais parfois trompeuse. Au Royaume-Uni, les chirurgiens membres de la BAAPS ou de la BAPRAS sont des consultants en chirurgie plastique certifiés ayant suivi des années de formation spécifique. Assurez-vous de poser les bonnes questions sur l'expérience et les qualifications de votre chirurgien, même s'il a été formé en dehors de votre pays.
Patiente
Soyez très claire sur vos objectifs. Ne dites pas simplement « je n'aime pas mes seins », précisez ce qui vous dérange. Vous êtes la seule experte de votre apparence ; personne d'autre ne doit prendre cette décision pour vous. Évitez de planifier l'opération durant une période de stress personnel important.
Consultation
La consultation est l'étape la plus importante de votre parcours. Vous devriez rencontrer le chirurgien qui vous opérera et assurera le suivi. Attendez-vous à une discussion franche sur vos attentes et les résultats réalistes. Le chirurgien doit examiner votre anatomie et vous expliquer tous les risques et complications potentiels. Si vous ressentez une pression pour décider immédiatement, n'hésitez pas à partir. Un chirurgien réputé doit vous accorder un « délai de réflexion » de deux semaines.
Top 10 des questions à poser :
- Suis-je une bonne candidate et quelles sont les alternatives ?
- Depuis combien de temps pratiquez-vous cette intervention ?
- Combien en faites-vous par an ?
- Quels implants utilisez-vous et quel est leur dossier de sécurité ?
- Quels résultats puis-je espérer et combien de temps dureront-ils ?
- Quel est votre taux de révision et comment gérez-vous les complications ?
- Dans quel hôpital l'opération aura-t-elle lieu ?
- Quel suivi postopératoire est proposé ?
- Puis-je voir des photos avant/après de cas similaires ?
- Est-il possible de parler à d'anciennes patientes ?
Compréhension des risques
Toute chirurgie comporte des risques. Vous devez être capable de décrire l'intervention, les résultats attendus et les complications possibles avant de signer votre consentement.
Qu'est-ce que le « délai de réflexion » ? Suite aux recommandations officielles, vous devez disposer d'au moins deux semaines pour réfléchir avant de vous engager. Méfiez-vous des incitations financières pour décider rapidement.
Les risques courants :
- Réaction à l'anesthésie.
- Infection.
- Cicatrisation : Bien qu'elles s'estompent, certaines patientes développent des cicatrices chéloïdes ou hypertrophiques (épaisses et rouges).
- Hématome : Accumulation de sang nécessitant parfois un drainage chirurgical.
- Sérome : Accumulation de fluide autour de l'implant.
- Asymétrie : Les seins naturels sont rarement identiques à 100 %.
- Contracture capsulaire (Coque) : Le corps crée une membrane cicatricielle autour de l'implant qui peut se durcir et devenir douloureuse.
- Changement de sensation : Perte ou augmentation de la sensibilité (souvent temporaire).
- Dégonflement ou rupture : Tout implant s'use avec le temps et peut se rompre.
Finances
Le coût ne doit jamais être le seul facteur décisif. Il englobe les honoraires du chirurgien, de l'anesthésiste, les frais d'hospitalisation, les implants et l'assurance. Méfiez-vous des prix « trop beaux pour être vrais ». Un devis écrit et final doit vous être remis après la consultation, couvrant l'intervention, les soins hospitaliers et les rendez-vous de suivi.
- Système de santé public (NHS) : Très peu probable pour des raisons purement esthétiques, sauf cas exceptionnels (asymétrie grave, syndrome de Poland).
- Assurance privée : Couvre rarement l'esthétique, sauf si une nécessité médicale est prouvée (ex: réduction mammaire pour douleurs physiques).
- Financement : De nombreuses cliniques proposent des plans de paiement ou des crédits.
Implants et Garanties
Au Royaume-Uni, on utilise principalement des implants remplis de gel de silicone ou de sérum physiologique, avec une enveloppe en silicone de grade médical. Les marques leaders comme Mentor, Natrelle ou Nagor sont recommandées pour leur dossier de sécurité.
Garanties des implants : Les fabricants offrent des garanties limitées couvrant généralement la rupture de l'implant et parfois la contracture capsulaire. Elles ne couvrent pas l'insatisfaction esthétique liée à la taille choisie.
Approbation de la FDA : L'approbation de la FDA américaine est un gage de haute qualité, mais l'absence d'approbation ne signifie pas qu'un implant n'est pas sûr, car le processus est extrêmement coûteux pour les fabricants.
Le compte à rebours
Un mois avant
- Arrêter de fumer : Indispensable car la nicotine réduit l'oxygène dans le sang, ce qui peut compromettre la guérison ou faire « mourir » les tissus cutanés.
- Rester en bonne santé : Hydratation, alimentation équilibrée et repos.
Deux semaines avant
- Médicaments : Évitez l'aspirine, l'ibuprofène et les compléments à base de plantes qui augmentent le risque de saignement.
- Consentement du médecin traitant : Votre chirurgien peut souhaiter contacter votre médecin pour s'assurer que vous êtes apte à l'anesthésie.
Une semaine avant
- Gestion de la douleur : Informez-vous sur ce à quoi vous attendre. L'augmentation sous le muscle est généralement plus douloureuse que sous le tissu mammaire.
- Exercice : C'est un excellent antistress, mais stabilisez votre poids avant l'opération.
- Dépistage préopératoire : Mesure de la tension, tests urinaires ou sanguins si nécessaire.
- Commande du vêtement de compression : Crucial pour minimiser l'enflure et maintenir les implants en place. Note : Avec le soutien-gorge macom®, vous commandez votre taille habituelle car les bonnets s'adaptent à votre nouvelle forme.
- Alcool : Arrêtez la consommation d'alcool une semaine avant et après.
- Hygiène : Utilisez un savon antibactérien.
- Logistique : Organisez votre retour de l'hôpital avec un proche qui pourra rester avec vous les premières 48 heures.
Le grand jour
Suivez les instructions spécifiques de votre clinique. Conseils généraux :
- Douche et shampoing (pour éviter de lever les bras plus tard).
- Pas de crème, déodorant, maquillage ou vernis à ongles.
- Ne rien manger ni boire 12h avant (si demandé).
- Pas de lentilles de contact ni de bijoux.
- Vous serez admise, recevrez la visite du chirurgien pour le marquage et rencontrerez l'anesthésiste.
Votre sac de nuit
En plus de vos articles de toilette, voici ce que conseillent les anciennes patientes :
- Shampoing sec et lingettes pour bébé.
- Vêtements confortables s'ouvrant par l'avant (boutons ou zip).
- Pilles, snacks et boissons pour sportifs.
- Quelques pailles (pour boire sans trop bouger).
- Brosses à dents électrique.
- Masque de sommeil et chaussons.
- Votre vêtement de compression / soutien-gorge postopératoire.
Voici la suite de la traduction française de l'article, incluant toutes les sections demandées sans exception.
La première semaine environ
Soins postopératoires pour l'augmentation mammaire
À votre sortie de l'hôpital, quelqu'un doit être disponible pour vous ramener chez vous et, idéalement, rester avec vous pendant au moins un jour ou deux. Vous vous sentirez groggy à cause de l'anesthésie et ressentirez un inconfort considérable. En termes de douleur, la première semaine est la plus difficile. C'est à ce moment que l'enflure est à son maximum et que les ecchymoses apparaissent. Voici nos conseils pour traverser cette période sereinement.
1 jour après l'opération :
Ce qu'il faut avoir à la maison Préparez un "kit de récupération" avant de partir à l'hôpital : articles de toilette, médicaments, pansements et poches de glace à portée de main. L'achat d'un deuxième vêtement de compression est conseillé. Prévoyez de nombreux oreillers pour rester surélevée et gardez la télécommande à proximité. Notre conseil : organisez à l'avance la garde des enfants et, si vous avez des animaux, envisagez de les placer en pension car vous ne pourrez pas vous en occuper.
Le "blues" postopératoire Les émotions sont souvent fortes. Après l'adrénaline de la préparation et l'appréhension de la chirurgie, il est fréquent de ressentir une baisse de moral. Voir son corps meurtri et gonflé peut amener à regretter l'intervention. Notre conseil : entourez-vous d'amis ou de membres de votre famille pour ne pas vous sentir isolée. Parler de vos émotions aide énormément.
Ballonnements après l'opération La rétention d'eau est fréquente après une chirurgie. De plus, l'anesthésie générale et les antidouleurs ralentissent le transit intestinal. Notre conseil : pour éviter la constipation, buvez beaucoup d'eau, consommez des fibres et commencez à marcher un peu dès que possible. Ayez des émollients fécaux à portée de main.
3 jours après l'opération :
Alimentation - quoi manger après une chirurgie mammaire Il n'y a pas de régime spécifique, mais privilégiez une alimentation saine et variée pour aider à la cicatrisation. Évitez l'alcool durant les premières semaines car il aggrave l'enflure et augmente le risque de saignement. Notre conseil : stockez des collations saines et des repas faciles à préparer dans votre congélateur avant le jour J.
Quelques semaines après l'opération :
Sexe après une chirurgie mammaire C’est une question que beaucoup de femmes se posent sans oser l'aborder. Le sexe est considéré comme un exercice physique. La plupart des chirurgiens conseillent d'attendre au moins deux semaines. Tout ce qui augmente la pression artérielle peut provoquer des saignements. Surtout, évitez toute manipulation qui pourrait déplacer les implants ou endommager les incisions. Notre conseil : ne soyez pas gênée d'en parler à votre chirurgien. Quand vous aurez le feu vert, allez-y doucement.
Exercice physique Comme pour le sexe, évitez toute activité cardio durant les premières semaines. Si la guérison progresse bien, vous pourrez reprendre les exercices pour le bas du corps après deux ou trois semaines, mais attendez environ six semaines avant de reprendre la musculation du haut du corps ou des efforts intenses. Notre conseil : suivez les instructions de votre chirurgien à la lettre. Écoutez votre corps : si quelque chose vous fait mal, arrêtez.
Massage et drainage lymphatique Ce sujet divise les chirurgiens. Certains pensent que cela accélère la récupération et réduit le risque de coque (contracture capsulaire), d'autres pensent que cela n'a aucun impact. Notre conseil : demandez l'avis de votre chirurgien. Si vous ne savez pas comment masser, il existe de nombreuses vidéos éducatives sur YouTube.
Suivi postopératoire Vous devriez voir votre chirurgien dès la première semaine pour qu'il examine les incisions. Notre conseil : notez vos questions sur un carnet durant la semaine, car on oublie souvent tout une fois dans le cabinet médical.
Le point de vue du chirurgien sur les cicatrices (M. Patrick Mallucci) : « Il y a deux éléments : le travail du chirurgien et la façon dont la patiente cicatrise. Mon rôle est d'être techniquement précis pour limiter la tension sur la plaie. Mais la forme est reine : si le sein a une forme magnifique, les cicatrices deviennent secondaires pour la patiente. »
Pourquoi le soutien-gorge de compression est-il si important ? • Minimise l'enflure • N'irrite pas les incisions • Améliore la circulation sanguine • Aide au drainage lymphatique • Maintient les implants en position Notre conseil : choisissez une marque comme macom® dont les bonnets extensibles s'adaptent à votre nouvelle forme, que ce soit pour une réduction ou une augmentation.
En route vers la guérison
Nous avons demandé au célèbre chirurgien plasticien consultant, M. David Floyd, ses conseils sur la manière de gérer le processus de récupération et de répondre à certaines de vos questions :
1. Mon chirurgien esthétique m'a conseillé de porter un vêtement de compression pendant six semaines après mon intervention. Pourquoi dois-je le porter si longtemps ?
Après une chirurgie mammaire esthétique, je recommande généralement le port d'un vêtement de maintien/compression jour et nuit pendant les six premières semaines. L'objectif est de soutenir le site opératoire pendant tout le processus de cicatrisation postopératoire.
Les patientes qui retirent le vêtement trop tôt subissent souvent un « effet de rebond » de l'œdème (gonflement), ce qui est très désagréable. La raison pour laquelle on le porte pendant six semaines est que c'est le temps nécessaire pour que la majorité du gonflement post-chirurgical se résorbe et que l'essentiel de la cicatrisation primaire de la zone opérée ait lieu.
2. J'adore m'entraîner tous les jours et je n'ai vraiment pas hâte d'arrêter pendant ma convalescence. Quand est-il sûr de reprendre l'exercice après l'opération ?
Je recommande généralement six semaines complètes sans véritable exercice physique. Il ne faut pas que le site opératoire soit sollicité vigoureusement, car cela peut aggraver le gonflement et les ecchymoses, et ralentir le processus de récupération. Si une patiente a subi une chirurgie mammaire, elle peut éventuellement s'asseoir sur un vélo d'appartement et n'utiliser que ses jambes, mais comme de nombreuses activités contractent les muscles profonds de la sangle abdominale, je suis assez strict sur le respect de la règle des six semaines.
3. J'ai hâte d'aller acheter de nouveaux soutiens-gorge après mon augmentation mammaire – quand puis-je commencer à porter des modèles à armatures ou des push-up ?
J'autorise généralement les patientes à porter de la lingerie normale à partir de six semaines. Cependant, il est parfois difficile de supporter des armatures aussi tôt ; je recommande donc aux patientes d'essayer les modèles en magasin avant d'acheter, afin de trouver un soutien-gorge qui soit confortable.
4. À combien de visites de contrôle dois-je m'attendre après mon opération ? Mon chirurgien n'a mentionné que la première, une semaine après l'intervention.
Après une chirurgie mammaire ou abdominale, mon protocole de suivi classique comprend une vérification de la plaie à une semaine, puis un suivi avec le chirurgien à six semaines, trois mois et six mois. Ensuite, selon l'intervention, la patiente reçoit son congé définitif. Cependant, les patientes sous ma responsabilité ont la possibilité de me voir à tout moment dans le futur si elles ont besoin d'un conseil, et ce, sans frais supplémentaires.
5. Mon chirurgien esthétique m'a conseillé d'éviter d'exposer mes cicatrices au soleil pendant au moins deux mois après ma réduction mammaire, mais je pensais que le soleil aidait les cicatrices à guérir plus vite. Pourquoi dois-je éviter l'exposition directe au soleil si longtemps ?
Les cicatrices sont très vulnérables à la lumière directe du soleil pendant deux ans après l'opération, et non deux mois. Je recommande généralement de ne pas s'exposer directement (bains de soleil) pendant deux années complètes, ou éventuellement après un an à condition d'utiliser un écran solaire d'indice 30 ou plus. Le problème est que la zone cicatricielle est extrêmement sensible aux rayons ultraviolets la première année et très sujette aux dommages cutanés.
6. Je lis souvent les termes « dropping and fluffing » sur les forums d'augmentation mammaire – qu'est-ce que cela signifie ?
Parfois, les implants vont « descendre » (drop) légèrement sur la paroi thoracique, ce qui leur donne un aspect beaucoup plus naturel et atténue la plénitude artificielle du pôle supérieur. En revanche, cela peut parfois laisser le mamelon remonter trop haut, ce qui est un peu étrange. Quant au « fluffing », je n'ai aucune idée de ce que cela signifie, ce n'est pas une expression que je connais !
7. J'ai très envie de faire un lifting mammaire, mais l'idée des cicatrices me freine. Puis-je faire quelque chose pour les minimiser ?
La chirurgie de lifting mammaire implique effectivement des cicatrices supplémentaires, généralement autour du mamelon, parfois avec une ligne verticale (cicatrice dite en « sucette ») et souvent une cicatrice transversale dans le pli sous-mammaire.
Les cicatrices sont permanentes, mais en tant que chirurgiens plasticiens, nous avons toute une stratégie pour minimiser leur visibilité. Les plaies sont méticuleusement suturées avec des matériaux spécifiques. Nous utilisons ensuite des pansements adhésifs (taping) pendant un mois entier après l'opération pour minimiser les mouvements au niveau de la cicatrice, ce qui réduit la production de tissu cicatriciel.
À partir d'un mois, nous préconisons le massage cicatriciel pour aider le tissu à s'assouplir et à s'aplatir. Il peut falloir deux ans pour qu'une cicatrice atteigne sa maturité et retrouve la couleur normale de la peau. Pour les patientes dont les cicatrices sont légèrement surélevées, nous recommandons souvent l'utilisation d'une pommade ou de bandes de silicone pour aider à les lisser.
L'entretien est la clé
Avant d'aborder les détails de l'entretien, répondons à l'une des questions les plus fréquemment posées après une chirurgie mammaire esthétique : quand pourrai-je voir les résultats finaux ?
Pour une augmentation mammaire, il faut environ trois mois pour que les implants se « stabilisent », ceux placés sous le muscle prenant un peu plus de temps que ceux placés directement sous le tissu mammaire.
Les résultats finaux d'un lifting ou d'une réduction mammaire peuvent également mettre quelques mois à devenir pleinement visibles, car il y a un certain degré d'enflure qui doit s'estomper ; de plus, la gravité et le poids de vos seins les feront « tomber » dans leur position définitive.
Nous avons évoqué le traitement des cicatrices dans la section précédente, mais il est important de réaliser qu'il peut s'écouler jusqu'à un an avant qu'elles ne s'aplatissent et ne s'estompent complètement, vous permettant ainsi de voir vos résultats finaux.
1. Ptose mammaire
La ptose est le terme médical désignant l'affaissement ou le relâchement de la peau ou des tissus. Presque toutes les femmes connaîtront un certain affaissement des seins dû aux effets de la gravité, au processus de vieillissement, à la grossesse, aux fluctuations de poids ou à une prédisposition génétique.
Un lifting mammaire est l'opération nécessaire pour corriger la ptose, mais elle n'empêchera pas un nouvel affaissement des seins au fil du temps. Les femmes ayant subi une augmentation mammaire avec implants verront également ces changements naturels et, dans des cas extrêmes, cela peut affecter les résultats de l'intervention si le tissu mammaire « glisse » de l'implant.
Conseil d'expert : Une prise ou une perte de poids marquée peut avoir un impact radical sur l'apparence de vos seins. Il est donc préférable d'être proche de votre poids idéal avant l'intervention et d'avoir maintenu ce poids pendant une certaine période.
2. Dépistage mammaire
Au Royaume-Uni, toutes les femmes âgées de 50 à 70 ans se voient automatiquement proposer un dépistage du cancer du sein par mammographie. Toutefois, si vous êtes inquiète par des changements, n'attendez pas d'être invitée et consultez immédiatement votre médecin traitant.
La mammographie est un outil essentiel pour identifier précocement le cancer du sein. Vous ne devez pas l'éviter par crainte d'altérer les résultats de votre chirurgie esthétique. Environ huit semaines après l'opération, vos cicatrices seront assez solides pour une mammographie, bien qu'il soit préférable d'attendre quelques mois par sécurité.
Le dépistage après une augmentation mammaire est légèrement différent. Les rayons X ne peuvent pas pénétrer le silicone ou le sérum physiologique pour visualiser le tissu caché par l'implant. Informez votre médecin : des clichés supplémentaires seront pris. Ne vous inquiétez pas, votre implant ne se rompra pas pendant l'examen ; ils sont très résistants et les ruptures sont généralement dues à l'usure plutôt qu'à un traumatisme.
Conseil d'expert : Votre chirurgien peut organiser une mammographie privée avant l'opération pour servir de document de référence pour vos futurs examens.
3. Implants et grossesse
Tout d'abord, la grossesse est totalement sûre avec des implants mammaires. Les études n'ont prouvé aucun risque accru pour la mère ou l'enfant. Comme beaucoup de jeunes femmes optent pour cette chirurgie, il est fort probable qu'elles souhaitent des enfants plus tard.
Cependant, les changements hormonaux liés à la grossesse peuvent impacter vos seins. Lors de l'allaitement, le tissu gonfle puis se rétracte, étirant la peau. Il est impossible de prédire l'effet exact, mais la plupart des femmes restent satisfaites de leurs implants après avoir eu des enfants.
Conseil d'expert : S'il n'est pas possible de tout prévoir, si vous envisagez d'avoir des enfants d'ici un an, il est probablement préférable de retarder votre intervention.
4. Allaitement
Méfiez-vous de tout chirurgien qui vous promet que vous pourrez toujours allaiter après une chirurgie mammaire. Toute intervention comporte un risque de ne plus pouvoir allaiter ou d'avoir une capacité réduite, que ce soit par l'endommagement des canaux galactophores ou par la pression des implants.
Il est toutefois important de noter que toutes les femmes ne parviennent pas à allaiter avec succès, qu'elles aient subi une chirurgie ou non.
Conseil d'expert : Certaines techniques de placement de l'implant ou de position des incisions sont réputées plus favorables à l'allaitement ; discutez-en avec votre chirurgien lors de la consultation.
5. Contracture capsulaire (Coque)
C'est la complication la plus fréquente après une augmentation mammaire (environ 8 % des cas). Tout corps étranger implanté (pacemaker, articulation artificielle) pousse le système immunitaire à créer une fine couche de tissu cicatriciel autour de lui. La contracture capsulaire survient lorsque ce tissu se resserre, rendant le sein dur, déformé ou douloureux. Une procédure appelée capsulectomie peut alors être nécessaire pour remplacer les implants.
Conseil d'expert : Il est impossible de prédire son apparition, mais placer l'implant sous le muscle semble réduire ce risque.
6. Mouvement et rotation de l'implant
C'est un problème qui concerne davantage les implants en forme de « goutte d'eau » (anatomiques), car les implants ronds produisent le même résultat même s'ils pivotent. Les surfaces texturées ont beaucoup réduit ce risque. Votre chirurgien créera une loge adaptée pour minimiser les chances de rotation.
Conseil d'expert : Si vous optez pour des implants anatomiques, demandez à votre chirurgien comment il gérera une éventuelle rotation si elle survient.
7. Retrait ou remplacement des implants
La règle générale de longévité des implants est de 10 à 15 ans. Habituellement, vous pouvez les garder tant qu'il n'y a pas de problème (rupture, plis ou coque). Certaines femmes souhaitent aussi en changer suite à une évolution de leur silhouette ou de leurs envies personnelles (taille, forme).
Conseil d'expert : Si vous envisagez une augmentation mammaire, sachez que votre première chirurgie ne sera probablement pas la dernière.
Sites Web Utiles
Vérification des qualifications et des chirurgiens
- Conseil National de l'Ordre des Médecins (CNOM) : conseil-national.ordre.medecin.fr
- SOFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique) : sofcpre.fr
- SOFCEP (Société Française des Chirurgiens Esthétiques Plasticiens) : sofcep.org
- ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé) : ansm.sante.fr
- Haute Autorité de Santé (HAS) : has-sante.fr
- Estheticon : estheticon.fr
- Multiesthétique : multiesthetique.fr
- Tabac Info Service : tabac-info-service.fr





